L’hypnose ericksonienne, ça n’endort pas, ça réveille !

Témoignage de Françoise Bouchet - Maître praticienne en Hypnose Ericksonienne et professeur de yoga certifiée en psychosynthèse

Il y a 4 mois, j’ai suivi pendant 5 jours mon premier séminaire d’hypnose ericksonienne avec Steven Goldstone, puis le deuxième 9 semaines plus tard avec Anné Linden.

Je n’avais pas grande envie d’aborder ces techniques qui, croyais-je, placent l’hypnotisé dans un état totalement inconscient qui le met à la merci de l’hypnotiseur.

Le premier exercice – la catalepsie du bras – que nous avons fait individuellement sous la conduite de Steven pour l’ensemble du groupe, m’a remplie d’une lumière que je ne connaissais jusqu’alors que dans la méditation bouddhique. La différence est que la lumière amenée par cet exercice était éclatante. Je vivais quelque chose de très fort.

La puissance du vécu constitue un apport fondamental de la pratique de l’hypnose ericksonienne.

Cela se manifeste notamment dans mes rêves : les images, les scènes oniriques sont plus dramatiques. Au réveil, je me les rappelle plus nombreuses ; en outre, leur signification revêt une certaine évidence, il me devient plus facile de les décrypter.

L’hypnose ericksonienne met l’inconscient à portée de la main, elle fournit des outils de transformation personnelle particulièrement utiles en période de virage existentiel.

En contact avec mon inconscient pendant les transes, des éléments du passé que mon conscient avait oubliés se présentent à ma mémoire pour m’aider à éclairer certaines situations que je souhaite débloquer. Le contrat conclu avec l’hypnotiseur avant le démarrage de l’induction est maintenu pendant tout le voyage intérieur, ce qui permet à ma mémoire inconsciente de sélectionner des réminiscences utiles à la mise en œuvre de ce que je recherche. Cette remémoration particulièrement active procure une grande satisfaction : en moi réside un réservoir considérable de souvenirs qui me sont accessibles par les techniques de l’hypnose ericksonienne, ces souvenirs émergent pour me fournir des outils m’aidant à mieux comprendre qui je suis et de quelle manière je puis avancer dans ma vie.

La relation que j’ai avec moi-même change et, en conséquence, celle que j’entretiens avec les autres, dans le secteur privé et dans le domaine professionnel.

Les techniques de l’hypnose ericksonienne ne servent pas qu’aux hypnotiseurs.

On apprend à donner à la voix toute son importance, on s’entraîne à la moduler par le volume, le rythme, l’intonation. Cette prise de conscience et cette compétence sont utiles à tous les enseignants. Elles sont particulièrement précieuses pour les personnes telles que professeurs de yoga, guides de relaxation, de méditation, psychothérapeutes se servant de la parole. La sensibilité à sa propre voix et à celle de l’autre est considérablement développée.

L’hypnose ericksonienne met l’accent non seulement sur le parler, mais aussi sur la manière de regarder. Les exercices de calibrage développent le sens de l’observation, la faculté de lire le visage des autres, ce qui est également très utile pour les enseignants, les psychothérapeutes et dans la vie courante de tout un chacun.

En hypnose ericksonienne, c’est l’attention qui est activée, élargie : attention au monde intérieur occulté, attention au visage, aux moindres gestes de l’autre ; attention à l’expression verbale. Des détails minimes prennent du relief et l’engourdissement n’est qu’une étape qui permet de rebondir, de bouger, d’avancer en meilleure connaissance de cause.

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